Comment le minimalisme a changé ma vie

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la plus belle chose que m’a apporté l’écologie.

 

La découverte de moi-même.

Ça fait vraiment cliché, mais c’est la vérité !

 

Mes résolutions

Je vais donc commencer par le début, l’an passé, début d’année, je me suis fixé 2 résolutions/objectifs, soit d’en apprendre davantage sur le zéro déchet et de tendre vers ce mode de vie et de désencombrer mes possessions.

Je venais de déménager 3 fois dans la dernière année et je me suis dit que c’était la dernière fois que je déménageais autant de choses.

(Je tiens à préciser que je suis un peu intense quand je fais ce genre de changements, mais ce n’est que ma personnalité, vous n’avez pas du tout à suivre ce parcours.)

J’ai donc commencé la lecture, commencé à acheter des items à usages multiples pour remplacer ceux à usages uniques que j’avais (petite précision, mon cheminement écolo avait commencé avant, mais j’ai vraiment décidé d’embarquer ALL IN l’an passé).

Puis, j’ai commencé le désencombrement par mon linge, ensuite la salle de bain (aouch !! Crime que j’avais des produits en backup seigneur !), ensuite le salon pour finir avec la cuisine (ALLÔ LA SURCONSOMMATION) pour finir avec mon garde-manger, mes livres de recettes, ma collection de thés et mes chaussures ! Je vous jure que ce n’était pas de tout repos. Si je me souviens bien, ça m’a pris 3 semaines !

 

Les fameux au cas où

J’ai compris à quel point on a souvent bien trop de choses et on les garde AU CAS OÙ… Au cas où quoi ?? Que la fin du monde arrive ? Je vous jure que votre mandoline que vous avez utilisée une fois ne sera pas de grand secours !

Au cas où on changerait d’avis… moi, je vous dis que si vous ne l’utilisez pas de façon régulière, votre avis est déjà fait !

 

L’abondance décourage le choix

La 2e chose que j’ai compris c’est à quel point l’abondance décourage le choix ! Seigneur ! Je vous le dis, plus vous avez de choses et que vous êtes encombré, plus c’est difficile de choisir. ET CE, même inconsciemment. À qui ça tente d’aller travailler sur un bureau où on ne voit même plus la couleur de celui-ci ?

Il y a une énorme différence entre être efficace et être occupé et c’est la même chose pour votre cerveau ! Oui, c’est une très belle machine, mais les listes mentales qu’on garde en arrière-plan font qu’il y a toujours quelque chose à penser et on est moins dans le moment présent.

Comment voulez-vous lâcher prise ou essayer de méditer si vous demandez à votre cerveau de retenir mille et une choses tout le temps? Je ne dis pas qu’il ne peut pas mémoriser ces choses, je dis qu’il faut faire des choix. ET moi, j’ai choisi la paix d’esprit.

On vit dans l’instantané avec tous les réseaux sociaux, mais pas dans le moment présent.

Beaucoup de gens ne sont pas capables de s’arrêter, pour différentes raisons souvent motivées par des peurs personnelles. Mais au moment où on décide d’arrêter de les laisser guider notre vie, la vie change parce qu’on SE met en priorité.

 

La vie c’est quoi ?

Travailler sans fin, avoir des bills à payer, ne pas voir ses enfants, les faire élever par des inconnus, être en burnout, se réveiller à 40 ans et avoir l’impression d’avoir passé à côté…

Ralentir, s’écouter, prendre du temps pour soi, permet de s’arrêter pour savoir ce qu’on veut vraiment et en avoir conscience de façon régulière pour garder le cap sur ce qu’on veut réellement.

Je suis passé de 3 jobs en même temps (dont une à 35h/semaine) à une seule à 20h/semaine parce que c’était l’argent dont j’avais besoin.

Parfois, il faut se demander si la place qu’on accorde au travail dans notre vie est bien représentée. Ça s’applique aussi à toutes les sphères de la vie !

 

S’arrêter pour mieux repartir

Je n’ai pas travaillé pendant 3 mois pour me poser les bonnes questions et j’ai compris qu’on n’est pas notre travail. Je pourrais vous en parler pendant des heures parce que j’étais la meilleure ambassadrice des compagnies pour lesquelles j’ai travaillé, j’en faisais toujours TROP et c’est un énorme travail sur soi que d’essayer de ne pas retomber dans ce pattern de viser la perfection.

Au début (quand on est sans travail), les gens veulent à tout prix nous aider à en trouver un nouveau ! C’est de la folie de vouloir réfléchir ! Et pourtant…

On voit les gens et on leur demande où ils sont rendus et inévitablement on parle de travail, j’ai vraiment réalisé à quel point on est mené par notre travail ! Et puis ensuite, quand on n’en a toujours pas, on ne veut pas revoir les gens puisqu’on n’a pas avancé SELON les normes de la société. C’est une drôle de situation !

 

Oui, mais moi, je travaille dans mon domaine

Une autre chose que j’ai remarqué qui me chagrine beaucoup c’est quand les gens disent « je travaille dans mon domaine » WOW, mais ça veut dire quoi ? Que tes études n’ont pas été vaines, que tu es (peut-être) en mesure de payer les dettes qu’elles t-ont occasionnées ?

Ce n’est pas un gage d’aimer son travail. J’aime tellement mieux entendre j’aime vraiment mon travail. Études ou pas, le but de la vie c’est d’être heureux.

 

Et toi, où en es-tu dans ton parcours minimaliste ?