Quand le plastique prend la place des poissons

Le plastique c’est du pétrole

Comme vous le savez surement, le plastique ne provient plus d’une source d’énergie renouvelable. Il est fait de polymère qui provient du pétrole. Ce dernier est énormément consommé par les habitants du monde entier et donc n’est pas considéré comme une ressource renouvelable, puisque sa consommation est beaucoup plus rapide que sa capacité de régénération naturelle.

 

La fabrication

À la suite de ma lecture du livre Zéro plastique zéro toxique d’Aline Gubri (que je vous recommande certainement), j’ai appris que pour produire du plastique, le procédé demande beaucoup d’eau et énormément de produits chimiques. Ces derniers peuvent contaminer les produits en contact ou s’y infiltrer en raison de chaleur, de matières grasses en contact ou de durées prolongées, ce qui peut être néfaste pour la santé.

 

La recyclabilité

Puis, pour ce qui est du recyclage du plastique, ce n’est pas optimal. D’abord, il faut savoir que lors de la transformation du plastique pour en faire un plastique recyclé, ses propriétés se détériorent, donc au fil du temps, il ne peut plus être recyclé. Ensuite, il prend énormément de temps à se dégrader dans les sites d’enfouissement. Puis, le plastique n’est pas recyclé à un taux très élevé au Québec, selon La Presse +, <<82 % des plastiques finissent à la poubelle et non dans le bac vert.>>.

 

Les microparticules

J’ajouterais que le plastique se détériore, mais pas seulement lorsqu’on le recycle. Je pense entre autres à nos vêtements qui contiennent du polyester par exemple ou encore à nos chiffons en microfibres. Les particules se défont à l’usure, en raison du frottement et du lavage, entre autres. Je vous joins ici une vidéo fort intéressante sur le sujet.

Elles s’en vont ensuite dans l’évier, puis dans les systèmes de traitement des eaux usées. Ceux-ci ne sont pas équipés, au Québec, pour rattraper toutes ses très fines particules (les meilleurs obtiennent un taux de rétention de 90% des particules en expansion, les autres se tiennent dans les 70%). Ainsi elles se retrouvent dans nos fleuves et rivières et se rendent jusqu’aux océans. Elles s’infiltrent donc dans la chaîne alimentaire par les poissons qui les mangent. D’ailleurs, certains mammifères marins meurent puisque leur estomac est rempli de plastique et ainsi ils ne peuvent plus se nourrir.

 

Il ne faut pas virer fou non plus !

Il est simple d’exposer ainsi le plastique sur le podium de Satan, par contre le sortir de nos vies est loin d’être facile. Avec la boutique j’ai rassemblé beaucoup d’options afin de le réduire au maximum. Utiliser tout de même ce que vous avez pour que ce plastique ne soit pas vain. Puis souvenez-vous, ce qui n’entre pas dans la maison n’en sortira pas. Mais surtout, n’oubliez pas que la perfection n’existe pas et que chaque geste compte.